Définir le besoin et la surface
Commencez par l'usage : quelle pièce, pour qui, orientée comment ? La surface choisie détermine l'autorisation à demander : jusqu'à 20 m² (40 m² en zone urbaine d'un PLU), une déclaration préalable suffit en général ; au-delà, il faut un permis de construire. Si la maison dépasse 150 m² après travaux, un architecte est obligatoire.
Vérifier les règles du PLU
Le Plan local d'urbanisme fixe ce qui est possible sur votre terrain : emprise au sol maximale, hauteur, distance aux limites et à la rue, aspect des façades et des toitures. Consultez-le en mairie avant de faire dessiner le projet : c'est souvent lui qui décide de la forme de l'extension.
Bien raccorder l'extension à la maison
C'est le point délicat. La jonction entre l'ancien et le neuf doit être étanche et ne pas fissurer : fondations adaptées au sol, liaison des murs, raccord des toitures et des gouttières. Sur une maison en pierre, l'extension peut prolonger le style d'origine ou au contraire s'en démarquer, avec une véranda en acier par exemple.
Les corps de métier
- Maçon : fondations, murs, ouvertures dans le mur existant
- Charpentier et couvreur : toiture de l'extension et raccord avec l'existant
- Menuisier : fenêtres et baies vitrées
- Électricien, plombier, isolation : le second œuvre
Pour une extension vitrée, un artisan spécialisé en véranda peut se charger de l'ensemble de la structure.
Le calendrier
Comptez le temps de conception, l'instruction du dossier (1 à 3 mois), le délai de recours des voisins (2 mois après affichage) et la disponibilité des artisans. Une extension prévue pour l'été se prépare donc dès l'automne ou l'hiver précédent.
